Après deux expériences à Genève et à Paris, en catégorie Pro Men, voilà ce que j’en retire.
Mes records sont 1h05 en charges légères et 1h16 en charges lourdes, i.e. 11 min (17%).
Par comparaison, le meilleur performer mondial des 55-59 ans (Joze Kojc) a une différence 4 min soit 6% (59 min vs 1h03). Joze Kjoc a d’ailleurs des écarts entre les deux types de courses similaires à ceux des meilleurs athlètes Hyrox jeunes.
Ces différences s’expliquent par le temps passé plus long sur les exercices où les charges sont plus lourdes (Sled Push : +33% plus lourd, Sled Pull : +48%, Farmers Carry : +33%, Fentes : +50% et Wall Balls : +50%) ; la partie course à pied étant peu altérée au final. Pour ma part, cela représente 34% de temps en plus sur les stations d’exercices contre 13% pour Joze Kojc (voir figure). Les autres exercices sans charges additionnelles sont très peu altérés (Skierg, Rameur) ou faiblement altérés (Burpees). Il apparait clairement que le passage aux charges lourdes affecte beaucoup mes performances sur la poussée et le tiré de chariot, et un peu moins sur les autres exercices même si, je reste loin des écarts observés chez les meilleurs. Réduire mon écart de temps total entre charges légères et charges lourdes de 17% à 10%, m’amènerait à temps total proche de 1h12, (1h09 si je le réduisais à 6% comme les champions - on peut toujours rêver…). Au final, si un passé de triathlète permet d’être relativement performant sur la partie pédestre de l’Hyrox, la transition du triathlète à un « vrai athlète Hyrox » - qui pourrait réduire ces écarts de performance à moins de 10% entre charges légères et charges lourdes n’est pas immédiate, voire limitée, mais cela est un bel enjeu.







